Deux papiers de fond de Jean-Louis Genard

Architecture et réflexivité

Je partirai d’abord d’un constat, celui de la transformation actuelle de certaines pratiques architecturales. Les transformations dont je parle demeurent un fait minoritaire mais qui, incontestablement, gagne du terrain. On voit ainsi de nombreux architectes, jeunes ou moins jeunes, s’investir dans des pratiques participatives nouvelles, on les voit créer ou s’engager dans des associations qui prennent des formes et assument des revendications bien différentes de celles auxquelles les architectes nous avaient habitués, et cela alors que dans la ville émergent de nouveaux mouvements et de nouveaux lieux qui en appellent à un renouvellement de ses grilles de lecture. Ces pratiques participatives donnent lieu à des dispositifs innovants à l’image, en France, des marchés de définition. Les architectes inventent aussi de nouvelles méthodologies d’approche de la ville, de dialogue avec les clients ou les usagers, des lectures qui s’appuient sur ou qui intègrent des instruments auxquels les pratiques architecturales et urbanistiques ne nous avaient pas habitués. Des déambulations qui réactivent l’idée situationniste de « dérive », des performances artistiques, des films, des séquences photographiques… qui sont à mille lieues des méthodologies plus classiques, de la cartographie ou de la typo-morphologie par exemple. L’idée de relevé par exemple ne se limite plus à une vision quantitative, elle cherche au contraire à inclure le qualitatif.(…)

…suite, ici.
Publié dans Les Cahiers de la Cambre, Cahiers n°6 : Architecture et réflexivité

Le statut des émotions en sociologie

S’interroger sur les émotions renvoie naturellement au terrain de l’anthropologie, à la manière dont se comprend l’homme. Dès lors, réfléchir au statut donné aux émotions en sociologie implique de s’interroger sur l’anthropologie sous-jacente aux théories sociologiques, théories au sein desquelles la réflexion proprement anthropologique occupe à vrai dire, si du moins on prend en compte l’essentiel de la sociologie du 20e siècle, une place fort restreinte, au point que l’on pourrait même dire que l’anthropologie en constitue un impensé. Un impensé que ne démentira pas ce que l’on a pris l’habitude d’appeler l’anthropologie culturelle, dont le terrain fut, si on considère l’ensemble du 20e siècle, avant tout celui des sociétés archaïques(…)

…suite, ici.
Publié dans Connaissance et émancipation: Dualismes, tensions, politique

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