LA VILLE MODERNE : L’UTOPIE D’UN ART TOTAL

Par Vanessa Clairet

Lieu du transitoire, la ville excède les représentations que chacun peut en avoir et déroge aux formalismes conceptuels. La constitution d’une ville est marquée par l’histoire, elle est une accumulation de couches plus ou moins enfouies ; « la forme d’une ville change plus vite, hélas! que le cœur d’un mortel ». Au XIXe siècle, la naissance de l’urbanisme et de la rationalisation de l’espace fut aussi celle d’un certain nombre de problématiques et de mythes. Quand le vingtième siècle vit la naissance d’alternatives concrètes au diktat de la société bourgeoise, bon nombre d’artistes crurent en la possibilité de changer les conditions de vie et donc d’accès à la conscience politique historique des masses en changeant l’environnement bâti.
Sous le vocable générique d’art total, le projet des avant-gardes est de construire une société plus juste et fonctionnelle. Définis par Theodor Ardono, ces effrangements entre les arts plastiques, l’architecture, la musique, le théâtre, le cinéma héritent du Gesamtkunstwerk du romantisme allemand. Cette utopie totalisante se réalise à travers l’union des arts et de la vie : l’art devient un véritable acte social, la ville son champ de bataille privilégié.
Lieu de tension entre utopie et réalité, la ville incarne le dilemme de l’ère moderne. La question urbaine occupe une place prépondérante dans le projet des avant-gardes : elle synthétise les utopies artistiques, formelles et politiques du XXe siècle. Le projet de transformation esthétique et politique de la société va de pair avec une plus grande commune mesure entre l´art et la vie à travers le développement d’écoles, d’arts appliqués, de mouvements d’architecture, d’écrits et idées nouvelles, de concepts politiques, d’œuvres environnementales… autant de projets nourris des utopies avant-gardistes qui irriguent les courants artistiques de cette époque.
Développement organisé en trois parties :

1. UTOPIE ARTISTIQUE
2. UTOPIE FORMELLE
3. UTOPIE POLITIQUE

Article à lire dans son intégralité dans le numéro 42 de la revue Cités, spécial Utopies, juin 2010. Disponible ici.

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