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15e Biennale d’Architecture de Venise

Capture d’écran 2016-06-20 à 15.42.37Lire l’article à paraitre dans archiSTORM #79, en cliquant ici.

VIDE APPARENT – VIDE ARCHITECTURAL ?

L’excellent site culturel Roots&Routes publie aujourd’hui une série d’articles sur la notion du vide. Un vide qui n’est qu’apparent : il est plein de mots et d’idées. Barbara Polla & Chiara Bertini publient un article sur le vide apparent en Grèce – le vide d’argent remplacé par un plein de conscience (voir ci-dessous). L’ensemble du magazine consacre beaucoup de place à l’architecture… vide – et à la musique (John Cage). Lire en particulier Le vide comme capital public ; et La Città dei vuoti (en italien – quelle belle langue ! ).

Ainsi écrit Carmelo Baglivo : « Le vide est incomplet, prêt à accueillir des activités marginales et des populations cachées ; le vide et le lieu de la non appartenance, de l’abandon, au-delà des logiques de croissance ; il est le lieu de la résistance et de la transformation ; le vide est le lieu des relations… »

Il vuoto è lo scarto.

Il vuoto è incompleto, pronto ad accogliere attività marginali e popolazioni nascoste.

Il vuoto è il luogo della non appartenenza, semplicemente di nessuno, è il luogo dell’abbandono, fuori dalle logiche di crescita.

Il vuoto è un elemento riconoscibile, punto di riferimento, attorno a cui tutto si accumula, luogo da cui osservare le cose.

Il vuoto è fuori dal tempo, sottratto al controllo dell’uomo, vive il tempo della natura, della crescita spontanea e del disfacimento naturale.

Il vuoto è il luogo del tempo trascorso tra l’abbandono e il progetto.

Il vuoto è colonizzato e conquistato, luogo della violenza della trasformazione.

Il vuoto è il luogo della resistenza alla trasformazione.

Il vuoto è fuori dalla logica del consumo e dall’arroganza del presente.

Il vuoto è il contrario del troppo-pieno, in cui regna il mondo della ridondanza, dell’eccesso e dell’evidenza.

Il vuoto non è più l’assenza o la sottrazione ma è il luogo dell’attesa.

Il vuoto è un’interruzione momentanea d’uso.

Il vuoto è il luogo delle relazioni.

FANIS KAFANTARIS_SPELEO_2016

SPELEO Ex-ministère de l’éducation, rue Mitropoeos, au centre d’Athènes, près de la place Syntagma (la place de la Constitution). Après avoir été vide pendant des années, le bâtiment va devenir un hôtel… ©Fanis Kafantaris

 

Le vide apparent : le cas grec

Barbara Polla et Chiara Bertini

Le vide n’étant en principe rien… comment pourrait il, alors, être « apparent » ? Comment voir un vide, qui serait en réalité un plein, mais qui se cacherait derrière, ou à l’intérieur d’un vide ?

En réalité, le vide apparent, ici, vient contredire un plein qui, lui, n’est qu’illusion. Le vide apparent est un vide de « choses », de ces choses dont le capitalisme génère le désir, la création, la production et la « possession » – un désir et une possession vides, la plénitude en étant exclue, puisqu’elle empêcherait la perpétuation du système. Les récents événements politiques et économiques dont la Grèce a été le théâtre ont généré un tel vide de « choses ». Portefeuilles vides, caisses vides, armoires vides, besaces vides, valises vides : la Grèce est exsangue, vide d’argent, vide d’investissements, vide de capitaux et certains n’hésitent pas à dire qu’elle serait même vide d’avenir. Le poète, écrivain, homme de théâtre et artiste Dimitris Dimitriadis annonçait cette déréliction en 1978 déjà, dans un texte historique, magnifique et tragique intitulé Je meurs comme un pays. Une déréliction politique et morale, laissant la place à l’ennemi, lui offrant un vide apparent, en réalité plein de cris et de révolte.

Alors, la Grèce de ces premières années 2010 : vide évident ou vide apparent ? La Grèce antique, par la plume d’Aristote notamment, a réfuté le vide. « Le vide, quand on en admet l’existence, est quelque chose comme un espace privé de corps », écrit-il. Pour admettre l’existence du vide, il faudrait que l’espace soit aussi quelque chose de séparé des corps « et nous avons démontré antérieurement que cela n’est pas possible. » Descartes rejoint Aristote : selon Descartes, l’espace n’existe que là où se trouve déjà quelque chose. Ce n’est pas l’espace qui permet l’existence de l’objet mais, au contraire, l’existence de l’objet qui implique celle de l’espace. Il est donc absurde de parler d’espace vide ; dans le vide, il n’y aurait même pas d’espace. Décidément, le vide n’existe pas. Et les deux philosophes d’affirmer de concert que « la nature a horreur du vide ». Une affirmation que réfutera Pascal et d’autres après lui. 

Le vide philosophique n’a pas atteint la Grèce … 

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Vert ou mort?

Capture d’écran 2015-07-16 à 12.16.04Pour lire l’article, clicker ici.

LA GRANDE PASSERELLE, ArchiSTORM #72

Capture d’écran 2015-04-14 à 13.08.04Pour lire l’article, cliquez ici.